(Info-ufr avec l'AFP) – Ie 07/02/10
BRAZZAVILLE — La France va financer à hauteur de 578.000 euros (378 millions de FCFA) une école militaire au Congo qui accueillera à partir de septembre 2010 des stagiaires venant de 17 pays africains, apprend-on de source officielle vendredi à Brazzaville.
Ce projet "est l'un des plus importants menés par la coopération militaire française dans le monde", précise le communiqué diffusé après la signature d'un accord par le ministre congolais de la Défense, le professeur Charles Zacharie Bowao et l'ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette.
"Cette école (...) sera spécialisée dans les travaux publics, le bâtiment et au renforcement des capacités du service de santé des armées", indique le texte. Elle sera installée à la sortie nord de la capitale congolaise.
"Elle accueillera en septembre 2010 des stagiaires militaires en provenance de 17 pays africains pour se former aux métiers du bâtiment (électricité, plomberie, maçonnerie, menuiserie) et des travaux publics (réhabilitation ou création de pistes en terre ou en latérite)", ajoute le document.
A l?issue de leur formation, les militaires pourront mener des travaux au profit des armées et des populations et être engagés dans des opérations de maintien de la paix sur le continent africain.
Le Congo n'abrite pas de base militaire française mais bénéficie régulièrement de la coopération de la France pour la formation des éléments de ses forces armées, de la police et de la gendarmerie.
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Des descendants de Savorgnan de Brazza poursuivent le Congo en justice
Info-Ufr avec l'AFP 07.02.10
Des descendants de Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905) ont assigné en justice à Paris l'Etat congolais, à qui ils reprochent de ne pas avoir respecté des engagements pris lors de l'inhumation en 2006 à Brazzaville de l'explorateur français d'origine italienne, a-t-on appris vendredi.
Révélée par La Lettre du Continent, cette procédure, engagée au civil devant le tribunal de grande instance de Paris, a été confirmée à l'AFP par un avocat.
Le tribunal a proposé une médiation. Une audience de procédure est prévue le 29 mars, a précisé Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, avocat de la République du Congo dans cette affaire.
La dépouille de Pierre Savorgnan de Brazza avait été transférée en 2006 d'Alger, où elle reposait jusqu'alors, pour être solennellement réinhumée à Brazzaville, la capitale du Congo qu'il fonda en 1880. Il repose depuis au coeur de la ville, dans un caveau surmonté d'un imposant mémorial.
La Lettre du Continent rappelle que certains de ses descendants (italiens) avaient accepté que ses restes soient ramenés à Brazzaville à condition que le Congo s'engage, entre autres, à édifier une statue d'un roi local près de celle de l'explorateur, à construire un dispensaire ou bitumer une piste menant à la localité de Mbé.
La cour du royaume des Tékés, à l'origine du traité ayant permis la colonisation française du Congo, avait également pris part aux négociations. Les Tékés auraient voulu que l'explorateur repose à Mbé, leur capitale, à 150 km de Brazzaville. Mais ils n'avaient pas obtenu satisfaction et il avait été convenu que le royaume reçoive des compensations (route, hôpital, école...).
Le Congo se voit maintenant reprocher de ne pas avoir tenu ses promesses.
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Pourquoi l'Angola avait fait la guerre au côté de Sassou Nguesso pour chasser Lissouba ?
Archives des NATIONS UNIES (Conseil de sécurité)
La lettre datée du 10 mars 200, adressée au président du conseil de sécurité par le président du comité du conseil de sécurité créé par la resolution 864 (1993) concernant la situation en Angola accuse le pouvoir de Lissouba de:
-Achats de l'UNITA en armes et matériel militaire : le rôle du Congo (Brazzaville). Le Groupe d'experts a reçu des informations émanant de sources officielles au Congo (Brazzaville) indiquant qu'après la signature du Protocole de Lusaka, l'UNITA a transféré de l'Angola au Congo (Brazzaville) des "quantités importantes" de matériel militaire pour les soustraire au contrôle du désarmement et de la démobilisation que l'ONU devait effectuer conformément aux Accords de Lusaka. De 1994 à 1998, ce matériel entreposé au Congo (Brazzaville) a été progressivement retransféré par avion de Pointe Noire dans une région de l'Angola. Ces activités se seraient déroulées au Congo (Brazzaville) lorsque l'ex-Président Pascal Lissouba était au pouvoir. Le Groupe d'experts n'a pu vérifier indépendamment la véracité de ces informations, mais il les estime plausibles.
-Le Groupe d'experts a, d'autre part, appris directement du général Bandua qu'en 1995, le Gouvernement du Congo (Brazzaville) a accédé à la demande de Savimbi tendant à faciliter l'acquisition de 10 000 uniformes militaires, en violation des sanctions des Nations Unies. Savimbi a donné pour instruction au général Bandua d'acheter par l'intermédiaire du Gouvernement de Brazzaville 5 000 treillis et 5 000 uniformes verts de style français, achats qui devaient être réglés au comptant en dollars des États-Unis. Les uniformes ont été expédiés par bateau à destination de Pointe Noire par une usine française sous le couvert du Gouvernement de Brazzaville, et puis réexpédiés par avion de type Antonov 74 de Pointe Noire à Bailundo. Le général Bandua a déclaré qu'aucun contact direct n'avait été établi avec le Gouvernement français pour cet achat et que Savimbi avait en fait trompé le Gouvernement congolais en prétendant qu'il ne voulait pas que ses troupes qui allaient être démobilisées se présentent vêtus de vêtements civils en piteux état et tenait à ce que leur tenue soit impeccable, l'UNITA étant un grand parti qui devait veiller à conserver son prestige.
-Sources d'approvisionnement en pétrole. Les enquêtes menées par le Groupe d'experts ont révélé qu'entre 1996 et la fin de 1998, l'UNITA achetait son carburant en Angola, au Zaïre (jusqu'à la chute de Mobutu en mai 1997) et au Congo-Brazzaville (jusqu'à la chute de Lissouba en octobre 1997). Le carburant était acheminé en fûts depuis Kinshasa et Pointe Noire puis transporté de là à Andulo et Bailundo. À Kinshasa le contact pour ces transactions était "Manu" (déjà identifié comme Manuel Roque) et à Brazzaville c'était le Premier Ministre, le général Joachim Yhombi Opango, qui a facilité les transferts à l'UNITA
Cliquer ici (
angolareport_fr.htm)
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« Biens mal acquis » jugé irrecevable en France mais, le Congo de Sassou Nguesso toujours parmi les pays les plus corrompus au monde
Rapport officiel 2009 sur Indice de Perception de la Corruption 2009 de Transparency International ( voir la page 7 pour le cas du Congo-Brazzaville)
(cliquer sur le lien pour lire ce rapport)
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Rapport 2009 (conférence des ministres de l'éducation des pays ayant le français en partage)
L’enseignement primaire au Congo : à la recherche de la qualité et de l’équité
Résumé: Avec un PIB/habitant de l’ordre de 1103 dollars en 2007, le Congo se place parmi les Pays à Revenu Intermédiaire de la Tranche inférieur. Le Congo a vu son revenu par habitant diminuer de façon continue à partir de la fin des années 80. Cette situation s’est aggravée avec les effets de la guerre que le pays a connue au cours de la décennie 90. Avec l’effet des conflits, l’infrastructure a subi des dégâts considérables ; les populations de provinces entières sont ainsi privées d’accès à l’eau potable, et un certain nombre d’institutions sont en ruines. D’après les estimations de la Banque Mondiale, le taux de pauvreté est évalué à près de 50% en 20051. Au classement de l’Indice de développement humain établi par les Nations Unies, le Congo se classe en 144e position sur un total de 177 pays. Selon l’UNICEF, 11 % des enfants de moins de 15 ans sont orphelins, 60 000 femmes et filles ont été victimes de viol, et 5 000 enfants ont combattu durant la guerre. En 2005, on estimait à près de 5,3%2 la proportion des Congolais de la tranche d’âge de 15 à 49 ans atteints du VIH/SIDA. Le taux de scolarisation primaire est tombé de 90 % en 1990 à 40 % en 2000, et l’espérance de vie a elle aussi baissé dans le même temps, passant d’environ 52 ans au début des années 90 à 48,6 ans en 2002. On estime le taux de chômage de la population active à près de 50 % et les jeunes sont plus particulièrement touchés...
(cliquer sur le lien pour lire ce rapport)